Ce site est susceptible d'enregistrer des cookies

 ScoopitTopTwitterTopFacebookTop

CPDH

CPDH

vendredi, 21 novembre 2014 00:00

Libre de le dire dans l'espace public

« Libre de le dire », parce que tu es déjà libre de le croire….

 libre-de-le-dire-espace-public

  • Les libertés de conscience et d'expression protègent l'expression des convictions religieuses en public.
 
  • La laïcité implique la neutralité de l’État Français et de ses agents en matière de religion, et non celles des citoyens français ou des personnes résidents en France.
 
  • L'espace public est ouvert à la manifestation des convictions religieuses (paroles, événements, vêtements et signes religieux, position médiatique, distribution d'imprimés, internet, réseaux sociaux...), sauf en cas de trouble à l'ordre public.
 
  • La religion n'est réservée ni à la vie privée des individus ni au lieu de culte.
 
  • L'expression des convictions religieuses dans l'espace public est la garantie du pluralisme religieux et de l'effectivité du droit de changer de religion.
 
  • La loi française n'interdit le port de signes ou de tenues issues d'une pratique religieuse que dans des cas très limités.
 
  • Dans le débat public, les convictions religieuses peuvent être entendues, car ce sont les opinions exprimés par des citoyens en démocratie.
 
  • Les usagers du service public ont droit au respect de leurs libertés de conscience et d'expression, dans les limites du bon fonctionnement du service.
 
  • Les locaux communaux sont disponibles, dans les mêmes conditions, pour des activités religieuses que pour des activités autres.
 
  • Parler de ses convictions religieuses à autrui est un droit – en public ou en privé, à des personnes de même religion ou d'une autre religion, par différents moyens... Ce droit s'exerce dans le respect de l'ordre public et des libertés de chacun.

Cliquer ici pour lire l'article sur le site d'origine

mardi, 02 septembre 2014 00:00

Gestation par autrui

« Saraï dit à Abram (…) : aie des relations avec ma servante, peut-être aurai-je par elle des enfants ». La Bible - Genèse 16 v. 2

Cet été, vous aurez peut-être aperçu au détour des boulevards médiatiques que nous sommes parfois contraints d’emprunter, le drame de Gammy - ce petit garçon né d'une mère porteuse thaïlandaise puis abandonné par ses commanditaires australiens parce que trisomique. Et voilà relancé (a-t-il d’ailleurs cessé ?) le débat autour de la« gestation pour autrui  » (GPA) qu’il serait plus exact de nommer « gestation par autrui », mais... ça fait moins «généreux» ! Le principe est ancien et le texte de la Genèse inscrit ci-dessus nous le rappelle. Sauf que dans le cas d’Abram, la mère (la servante Agar) restera la mère et ne sera pas contrainte d’abandonner le fruit de ses entrailles. Il n’empêche que Saraï voulutavoir, par sa servante, un enfant. Le résultat est bien connu. La Bible n’en cache rien : un drame familial et la rivalité de deux demi-frères dont les descendances ne peuvent toujours pas s’entendre aujourd’hui. Le monde a-t-il tant oublié la leçon au point quedes gouvernements, dont celui de la France, sont aujourd’hui tentés d’adapter code civil et droit familial pour « mieux encadrer » la GPA.

Interdite (jusqu’à quand ?) en Allemagne, en Autriche, en France, en Italie, en Suisse et en Espagne, elle est tolérée en Belgique, au Danemark et au Pays-Bas et réglementée en Grande-Bretagne et en Grèce. En outre dans certains états des Etats-Unis mais aussi dans des pays comme l’Ukraine ou l’Inde, où des cliniques spécialisées fonctionnent au profit des étrangers, le développement d’un « baby business » permet à des couples d’obtenir une fécondation in vitro suivie d’une GPA. Lorsque ces couples reviennent dans leur pays d’origine avec des enfants ainsi conçus, de délicats problèmes se posent pour établir la filiation de ceux-ci. La France doit-elle s’adapter à ces nouvelles pratiques par lesquelles l’enfant « objet de désir » devient « objet marchand » et la femme qui le porte « bien de consommation » ?

A Paris, le Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE) a rendu en avril 2010 un avis fort intéressant estimant que « la diversité des législations ne saurait justifier un alignement sur le plus permissif en matière d’éthique. De même, le fait que des pratiques existent ne doit pas conduire nécessairement la France à les organiser à son tour sur le plan législatif. Aucun état ne doit être obligé de légiférer en faveur d’un fait accompli. » Le CCNE avait d’ailleurs, il y a 4 ans, plaidé pour le maintien de la législation actuelle interdisant la GPA, voici pourquoi :

  • « La maternité délibérément transférée à une autre femme que celle qui accouche ferait fi des liens qui s’élaborent entre la femme enceinte et le fœtus pendant la durée de la grossesse. (…) cette négation de l’influence de la grossesse et des relations entre la mère et l’enfant sur le devenir de celui-ci font redouter des conséquences dommageables pour ce dernier et pour les parents d’intention».
  • « En filigrane, s’impose l’idée que la prééminence reconnue de l’intérêt du couple peut l’emporter sur le souci d’assurer à l’enfant une histoire et une lignée qui l’aideront à se construire. »
  • Pour la mère porteuse « l’accouchement sera simplement une fin et non un commencement. »
  • « Les risques médicaux, y compris vitaux, encourus par la femme enceinte et l’enfant lors de GPA sont réels et ont été rappelés par l’Académie de médecine, (…) comment s’établirait la responsabilité respective des différentes parties en présence en cas de problème ? »
  • « La dépendance réciproque instaurée par le principe même de la GPA pose problème. Elle est liée au fait que dans tous les pays qui ont légalisé la GPA, il a été constaté que les parents sont issus d’un milieu social plus élevé que la gestatrice et (…) des tensions, notamment en cas d’échecs répétés de la grossesse peuvent induire des tentations de pression ou de chantage ».
  • « L’expérience de la Grande-Bretagne montre que l’existence d’un système légal et sécurisé de la GPA n’a pas mis fin à des formes clandestines ».

Alors que la mère porteuse du petit Gammy est démunie de tout - elle en est à porter des bébés pour élever ses enfants! -, elle prend néanmoins sur elle de garder et d'élever ce petit garçon : c'est au-dessus de ses forces de le supprimer ou de le laisser à son triste sort, alors que ses commanditaires - confondant fabrication de produit de consommation et conception d'enfant - ne veulent plus de lui parce que «non conforme», «différent». Ainsi celle dont la dignité était bafouée par de riches clients, s’est montrée riche d’une dignité bien supérieure à ceux qui ont loué son ventre, son corps, sa vie.

Le 5 octobre prochain, à Paris et à Bordeaux, une quarantaine d’associations, regroupées sous le label commun de la « manif pour tous », ont décidé de dire non à une nouvelle forme d’exploitation que d’aucuns – pour se donner bonne conscience -  revendiquent déjà sous le nom de « GPA éthique »[1]. Soyons à ce rendez-vous ! Le CPDH y sera car le respect de la dignité humaine « repose sur l’égale valeur de l’ensemble des êtres humains. La dignité, qualité intrinsèque de l’humanité, interdit de considérer l’homme seulement comme un moyen et de lui conférer un prix »[2].

Franck MEYER

Président du CPDH



[1] Tribune de Geneviève DELAISI DE PARSEVAL, parue le 7 août 2014, dans le journal Libération.

[2] Avis n° 110 du Comité Consultatif National d’Ethique pour les Sciences de la vie et de la santé, « Problèmes éthiques soulevés par la gestation pour autrui ». Le 1er avril 2010.

mercredi, 25 juin 2014 00:00

Liens associations

La famille

Famille
Famille

Mariage et conjugalité
Mariage et conjugalité

Education
Education

Procréation/contraception
procréation

Adoption
adoption

 


La sexualité

Sexualité
Sexualité

Prostitution
Prostitution

Homosexualité
homosexualité

Gender
gender

Pornographie
Pornographie

 


La vie

La fin de vie
fin de vie

Avortement
avortement

Accueil de la vie
Accueil de la vie

Handicap
Handicap

SIDA
SIDA

Suicide
Suicide

Addiction
Addictions

Bioéthique
Bioéthique

Embryologie
Embryologie

 


La société

Société
Société

Religions
Religion

Médias
Médias

Médias spécialisés
Médias spécialisés

Mondialisation
Mondialisation

Technologie
Technologie

 


La cité et la citoyenneté

Politique
Politique

Laïcité
Laïcité

Liberté
Liberté

Solidarité
Solidarité

Economie
Economie

Environnement
Environnement

Europe
Europe

 


Divers

Comités d'éthique
Comités d'éthique

Prière
Prière

Art et culture
Art et culture

Page 10 sur 53