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mercredi, 06 janvier 2016 00:00

Le baby-boom des grossesses tardives

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Malgré les risques encourus pour la mère (hypertension, diabète, hémorragie de la délivrance, décès) et l'enfant, les maternités tardives sont de plus en plus fréquentes. Pour la première fois au Royaume-Uni, le nombre de mères de plus de 35 ans a même dépassé celui des mères de moins de 25 ans. 

35 ans constitue-il une barrière psychologique pour les femmes désireuses d'enfant ? Pas vraiment, après l'actrice italienne Monica Bellucci (à 45 ans), c'est la milliardaire et femme d'affaires suisse Margarita Louis-Dreyfus qui a annoncé lundi être enceinte de jumelles. Elle est âgée de 53 ans.

Pour ceux qui l'ignorent rappelons que ces maternités sont possibles grâce aux différentes techniques de la procréation médicalement assistée (PMA, notamment le recours à des dons d'ovocytes), autorisées jusqu'à 50 ans en Espagne, en Belgique ou en Grèce. 

En France, les 98 naissances de mères de 50 ans et plus enregistrées en 2014 semblent marginales sur les quelque 800 000 bébés nés cette année-là. Ce nombre a toutefois plus que triplé en moins de 15 ans, selon les statistiques officielles, malgré des restrictions d'âge pour recourir à la PMA. Au Royaume-Uni, les bébés de mères quinquagénaires se compteraient déjà en centaines par an (154 naissances en  2012), leur nombre a plus que doublé en 4 ans. 

Aux États-Unis, où les chiffres progressent également, sur les quatre millions de naissances, 8 500 des mères étaient des femmes de 45 ans et plus, a indiqué à l'Agence France Presse (AFP) Gretchen Livingston, chercheuse américaine.

L'espérance de vie qui s'allonge
Dans une interview accordée à Pourquoidocteur en 2014, le Pr François Olivennes, obstétricien et spécialiste des traitements de l’infertilité, confiait : « Il est frappant de constater que l’espérance de vie de la femme il y a 150 années était de 50 ans. Elle pouvait finalement faire des enfants à peu près jusqu’à la fin de sa vie. Aujourd’hui, cette espérance de vie a été quasiment multipliée par deux, mais par contre, la durée de la fertilité n’a pas bougé. Et le problème est là : aujourd’hui, une femme de 40 ans qui ne peut pas faire d’enfant n’a même pas atteint la moitié de son espérance de vie ; elle trouve cela parfaitement injuste. Mais sa fertilité, à partir de 38, 40 ans, est faible ».

  Source: pourquoidocteur.fr

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