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vendredi, 16 mars 2018 00:00

PMA, GPA : cette pression idéologique qui pousse les Français à se “convertir” sans nécessairement adhérer profondément à la vision de la société qu’on leur propose

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Selon un sondage récent effectué par l’institut BVA pour le Nouvel Observateur concernant la PMA (Procréation Médicalement Assistée) et la GPA (Gestation Pour Autrui) et d’une façon générale sur les nouvelles parentalités, il apparaît que le jugement des Français sur ces sujets a évolué de façon significative depuis le débat sur le mariage pour tous en 2013.

Atlantico : Il ressort de ce sondage que les Français sont désormais favorables à 58% à la PMA en ce qui concerne les couples de femmes et à 55% à la GPA en ce qui concerne les couples d’hommes. Que révèle ce sondage ? Comment la société a-t-elle pu changer ainsi ? Les convenances personnelles et les désirs individuels expliquent-ils ce changement de l’opinion ? 

Bertrand Vergely : La société a-t-elle changé ? N’est-ce pas plutôt la façon de lui présenter les questions concernant la PMA et la GPA qui s’est affinée ? Une chose me frappe quand je lis la façon dont ces questions ont été posées dans ce sondage : l’utilisation de la formule « bonnes conditions ». Posez comme questions aux Français « Pensez-vous qu’un enfant peut être élevé dans de bonnes conditions par un couple homosexuel ? ». Il est certain que vous allez obtenir des réponses favorables avec des taux variant entre 55% et 58 %.

La première est de l’ordre de l’intimidation. Quand on pose comme question : « Pensez-vous que les couples homosexuels peuvent élever un enfant ? » qui va oser dire « Non. Je ne le pense pas ». Peu de monde. Parce qu’il est intimidant de dire non et ainsi de passer pour intolérant, discriminatoire, homophobe. Il n’est pas sûr que les Français soient pour les nouvelles parentalités. La GPA quand elle prend l’allure d’une tractation commerciale passe mal. Pas de père, pas de père pour un enfant, cela passe mal également. Mais les Français n’aiment pas passer pour intolérants. Surtout dans l’ambiance actuelle où les medias diffusent matin, midi et soir des appels à la tolérance. Dans ce contexte, demandez aux Français si ils ont un apriori cotre les couples homosexuels en matière d’éducation des enfants. Vous aurez comme réponse : « Non. Je ne vois pas pourquoi j’interdirai a priori aux homosexuels la possibilité d’élever un enfant ». Notez la malignité avec laquelle la question est posée. Quand il est question des nouvelles parentalités, on n’interroge pas les Français sur la façon de faire un enfant, ici sans père, là sans mère, mais de l’élever. L’accent mis sur l’éducation occulte la conception. Du coup, l’éducation permet de faire avaler la nouvelle conception des enfants sans père et sans père. 

  Source: atlantico.fr

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