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CPDH-Médias

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Les enfants nés grâce à un donneur pourront réclamer des informations sur celui-ci à leur majorité, déclare Agnès Buzyn au « JDD ». Le gouvernement entend, par ailleurs, autoriser la congélation des ovocytes.

Permettre à un enfant d’avoir accès à ses origines : tel est l’un des objectifs du projet de loi de bioéthique, comprenant l’ouverture à toutes les femmes de la procréation médicalement assistée (PMA), défendu par la ministre de la santé, Agnès Buzyn. Dans un entretien au Journal du dimanche (JDD), publié le 23 juin, elle affirme souhaiter « lever le voile sur l’origine de la filiation » pour les enfants nés grâce à un donneur, afin qu’ils accèdent à des informations sur celui-ci à leur majorité.

« Il faut établir une filiation qui a la même portée et les mêmes effets que la filiation biologique ou adoptive sans bouleverser le droit de la filiation actuel. Elle reposerait sur une reconnaissance de filiation avant la naissance du bébé », explique la ministre, qui se dit favorable à la création d’« un nouveau type de filiation qui concernera aussi les couples hétérosexuels qui ont recours à un don » :

« Aujourd’hui, de nombreux enfants ne savent pas qu’ils sont nés grâce à un donneur. Ce n’est inscrit nulle part, c’est un secret de famille. »

  Source: www.lemonde.fr

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vendredi, 28 juin 2019 00:00

VERS UN ACCÈS AUX SOINS

L’urgence des soins pour les victimes 

Alors qu’elles ont un besoin urgent de soins médicaux, en particulier sur le plan gynécologique, nombreuses sont les victimes de traite en situation irrégulière qui n’ont pas de couverture médicale. Elles expriment aussi fréquemment des "plaintes" somatiques qui nécessitent de l’écoute et un accompagnement médical. 
En général, les victimes de traite méconnaissent le système de soin qui peut leur être proposé et ne sont pas informées de leurs droits. L'AFJ les aide à accéder à une couverture médicale.

"Ainsi, Blessing, victime de traite à des fins d’exploitation sexuelle pendant plusieurs années, est une femme nigériane arrivée mineure en France. Elle  a subi un parcours particulièrement violent : agressée à plusieurs reprises durant son passage par une filière terrestre via la Lybie, elle est alors exploitée quotidiennement dans différents lieux de prostitution sur la région parisienne. En début d’année, sa demande d’asile est finalement rejetée, elle se trouve alors en situation irrégulière. Ses droits sociaux (allocation demandeur d’asile et couverture maladie universelle) sont terminés.  Elle se prostitue afin de subvenir à ses besoins (appartement, nourriture et aide financière pour sa famille)."

Les conditions d’obtention des droits

Pour les personnes en situation irrégulière, il existe l’Aide Médicale Etat (AME). Elle reste complexe à obtenir pour les victimes de traite car il faut pouvoir prouver sa présence sur le territoire français et avoir une pièce d’identité. En général, la démarche de régularisation est plus simple à enclencher dans la perspective de l’ouverture des droits.

Pour obtenir la Couverture Maladie Universelle (CMU), il est nécessaire d’être en situation de régularisation. L’entrée dans un parcours de demande d’asile, par exemple, ouvre le droit à la Couverture Médicale Universelle. Mais la procédure d’ouverture peut durer jusqu’à 3 mois. Pendant cette période, il est nécessaire de trouver des solutions pour palier à l’urgence des soins des victimes.

"Blessing a porté plainte contre la personne qui l'exploitait. Elle est en attente d’un jugement. Ce qui occasionne beaucoup d’angoisse et de stress car sa famille subit des représailles du réseau. Elle cherche de l’aide pour arrêter la prostitution et se tourne vers les associations de terrain qui nous signalent sa situation. Elle est alors admise au foyer il y a un mois. A l’admission, Blessing est très introvertie mais exprime de nombreuses plaintes somatiques : de violents maux de têtes, des troubles du sommeil. Elle ne possède quasiment aucun document sur elle et ne possède pas de pièce d’identité."

  Source: contrelatraite.org

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Aujourd’hui, la grande majorité de l’activité prostitutionnelle a lieu dans des chambres d’hôtel ou des appartements privés suite à la consultation d’annonces sur Internet. Les hôtels concernés appartiennent généralement à des chaines et proposent des chambres à bas prix. La prostitution s’y déroule à un rythme effréné, les victimes pouvant avoir souvent une dizaine de clients par jour. Les hôteliers sont donc en première ligne face à la traite à des fins d’exploitation sexuelle.

La traite à des fins d’exploitation de la prostitution dans des hôtels aujourd’hui

La mobilité des réseaux

Les réseaux de prostitution sont très petits et extrêmement mobiles. Ils restent rarement plus d’une semaine dans le même hôtel et se déplacent d’un département à l’autre, ce qui rend leur traçabilité et les enquêtes compliquées. 

La réservation des chambres

En général, les chambres sont réservées au nom du proxénète, personne majeur du groupe d’exploiteur. Pour brouiller un peu les pistes, ce dernier utilise parfois d’autres identités, comme celles de membres de sa famille.

Les guichets automatiques

Les hôtels moyens et bas de gamme ont de plus en plus recours aux guichets de réception automatique qui délivrent les clefs sur présentation d’une carte de crédit ou d’un numéro de réservation sans aucune vérification de l’identité de la personne. A aucun moment le client n’est confronté à un réceptionniste. Ce qui favorise la discrétion des proxénètes et de l’activité prostitutionnelle.

Des hôteliers parfois complices de la traite dans leur établissement

L’activité prostitutionnelle est plus ou moins discrète et les allers et venues des clients peuvent être remarquées. Il arrive parfois que certains réceptionnistes perçoivent une partie des bénéfices de l’activité prostitutionnelle. Ils font alors en sorte de faciliter le passage aux clients, de ne jamais s’interposer et de fermer les yeux sur la circulation des personnes.

  Source: contrelatraite.org

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