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Solidarité

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vendredi, 28 juin 2019 00:00

VERS UN ACCÈS AUX SOINS

L’urgence des soins pour les victimes 

Alors qu’elles ont un besoin urgent de soins médicaux, en particulier sur le plan gynécologique, nombreuses sont les victimes de traite en situation irrégulière qui n’ont pas de couverture médicale. Elles expriment aussi fréquemment des "plaintes" somatiques qui nécessitent de l’écoute et un accompagnement médical. 
En général, les victimes de traite méconnaissent le système de soin qui peut leur être proposé et ne sont pas informées de leurs droits. L'AFJ les aide à accéder à une couverture médicale.

"Ainsi, Blessing, victime de traite à des fins d’exploitation sexuelle pendant plusieurs années, est une femme nigériane arrivée mineure en France. Elle  a subi un parcours particulièrement violent : agressée à plusieurs reprises durant son passage par une filière terrestre via la Lybie, elle est alors exploitée quotidiennement dans différents lieux de prostitution sur la région parisienne. En début d’année, sa demande d’asile est finalement rejetée, elle se trouve alors en situation irrégulière. Ses droits sociaux (allocation demandeur d’asile et couverture maladie universelle) sont terminés.  Elle se prostitue afin de subvenir à ses besoins (appartement, nourriture et aide financière pour sa famille)."

Les conditions d’obtention des droits

Pour les personnes en situation irrégulière, il existe l’Aide Médicale Etat (AME). Elle reste complexe à obtenir pour les victimes de traite car il faut pouvoir prouver sa présence sur le territoire français et avoir une pièce d’identité. En général, la démarche de régularisation est plus simple à enclencher dans la perspective de l’ouverture des droits.

Pour obtenir la Couverture Maladie Universelle (CMU), il est nécessaire d’être en situation de régularisation. L’entrée dans un parcours de demande d’asile, par exemple, ouvre le droit à la Couverture Médicale Universelle. Mais la procédure d’ouverture peut durer jusqu’à 3 mois. Pendant cette période, il est nécessaire de trouver des solutions pour palier à l’urgence des soins des victimes.

"Blessing a porté plainte contre la personne qui l'exploitait. Elle est en attente d’un jugement. Ce qui occasionne beaucoup d’angoisse et de stress car sa famille subit des représailles du réseau. Elle cherche de l’aide pour arrêter la prostitution et se tourne vers les associations de terrain qui nous signalent sa situation. Elle est alors admise au foyer il y a un mois. A l’admission, Blessing est très introvertie mais exprime de nombreuses plaintes somatiques : de violents maux de têtes, des troubles du sommeil. Elle ne possède quasiment aucun document sur elle et ne possède pas de pièce d’identité."

  Source: contrelatraite.org

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Plaidoyer du Collectif Ensemble contre la Traite des Etres Humains à l'occasion de la "Journée Nationale des Mémoires de la Traite, de l’esclavage et de leurs abolitions" qui se déroulera le 10 Mai 2019.

Le 10 mai, nous célèbrerons l’abolition de l’esclavage, et nous ferons mémoire des millions de victimes de la traite et de l’esclavage. Nous nous félicitons que la France – depuis quelques années et sous l’impulsion de la loi Taubira qui reconnaissait la traite et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité – se tourne avec lucidité sur son passé et que la mémoire de l’esclavage, longtemps refoulée, entre dans notre récit national.

Mais la traite des êtres humains n’appartient pas qu’au passé. L’abolition de droit que nous célébrons ne signifie pas suppression de fait.

Nous devons faire mémoire des souffrances endurées pendant quatre siècles par les millions de victimes des traites et des esclavages pratiqués sur les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes, par des compagnies européennes, soutenues par les États.

Mais ne restons pas sourds aux bruits des chaînes qui, aujourd’hui encore, retiennent prisonnières des millions de victimes de traite des êtres humains et les maintiennent dans des situations d’exploitation et de souffrance inacceptables.

En novembre 2017, des images de CNN tournées en Libye, faisaient le tour du monde et rappelaient que  l’esclavage est encore de ce siècle, la réduction d’hommes et de femmes au rang de marchandises est une réalité de notre monde.

Ces images ont déclenché l’indignation de l’opinion publique et de la classe politique.

Vous avez, vous-même, qualifié ces agissements de « crimes contre l’humanité ».

Mais les images manquent pour que chacun réalise que la traite des êtres humains a cours aussi en Europe et en France.

Nul besoin de vivre dans une dictature ou un pays en guerre pour être victimes d’exploitation sexuelle, de travail forcé,  de servitude domestique, de mariage servile, pour être contraint à mendier ou à commettre des délits...

Derrière les différentes formes de traite et la variété des types d’exploitation se cachent des milliers de visages anonymes et souvent invisibles.

Pourtant en Europe, ces victimes seraient au moins au nombre de 600.000 selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), 129.000 au moins en France.

Visages souffrants des milliers de victimes de la traite :

  • femmes, enfants, hommes contraints à la prostitution sur les trottoirs de nos villes ;
  • esclaves domestiques recluses dans le secret des maisons et soumises aux exactions de leurs exploiteurs ;
  • migrants se tuant à la tâche dans des ateliers de confection clandestins ou des exploitations agricoles ;
  • mineurs isolés, errant dans les rues, et contraints pour le compte d’autrui, à la mendicité ou à la délinquance…
  • Mais aussi visages encore trop mal connus des trafiquants, organisés en réseaux mafieux transnationaux ou simples exploiteurs profitant de la vulnérabilité d’autrui pour faire du profit…

  Source: contrelatraite.org

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Depuis 5 ans, Hors la rue propose des ateliers de médiation artistique à des mineurs victimes de traite. Ces activités sont l’occasion de faire une pause dans leur quotidien, de s'exprimer, de se rencontrer autrement, de retrouver une place d'enfant.

Les ateliers d'art thérapie

Ateliers individuels

Différentes médiations sont utilisées telles que la peinture, le modelage ou le conte. Elles sont choisies par le jeune ou proposées par l’art-thérapeute, afin de s'adapter au mieux aux besoins. Le travail créatif, source de plaisir en lui-même, permet à l'enfant de se découvrir en se connectant à ses émotions et à son imaginaire. Et il facilite la création d'un lien de confiance avec la thérapeute qui permet d'engager un travail de symbolisation (digestion psychique des vécus par la mise en représentation). Pour des jeunes aux parcours souvent traumatiques et en situation de vulnérabilité, cet espace constitue un lieu d’expression, de reconstruction et de valorisation. Il s'inscrit ainsi dans un processus de résilience.

Ateliers collectifs au centre

Un atelier collectif hebdomadaire à lieu au centre. En 2018, un atelier de Marionnette Bunraku a été mis en place. De la fabrication de la structure au modelage, de la couture à la peinture, les jeunes ont passé sept séances à construire ces marionnettes. Dans un esprit ludique, cet atelier a permis à chacun de se valoriser à travers une tâche spécifique. Le long processus de création a contribué à intégrer facilement les nouveaux venus tout en maintenant une bonne dynamique de groupe dans un esprit d’écoute et de coopération. Les 13 autres séances ont été consacrées au jeu de marionnettes lui-même. Les marionnettes, mises en jeu par des outils du théâtre forum, permettent d’évoquer certains sujets sensibles qui ne sauraient s’exprimer avec des mots.

A travers des exercices, les enfants et les adolescents ont pu aborder leur vécu, leurs représentations, leurs émotions, leurs questionnements. Au mois de mai 2018, les jeunes, après deux journées entières de répétition, ont donné une représentation dans un café-théâtre associatif à Paris, devant un public composé de membres et de soutiens de notre association qui a réservé aux marionnettistes en herbe un accueil chaleureux. Pour chacun d’entre eux cet évènement était leur première expérience de la scène. Les applaudissements du public, l’accompagnement bienveillant

de l’équipe éducative et de l’art-thérapeute, et la production de photos et de vidéos du spectacle dont ils n’étaient pas peu fiers sont autant d’éléments qui ont rendu les jeunes heureux de cette expérience.

  Source: www.contrelatraite.org

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Les victimes de traite ont subi au cours de leur parcours de vie de nombreux traumatismes. Ils ont parfois une origine antérieure à l’exploitation (excision, violence conjugale, négligence ou maltraitance familiale, parcours migratoire…). Pour la plupart des victimes, cette accumulation a des conséquences graves sur leur psychisme et nécessite un accompagnement dans la durée.

Les symptômes psychologiques fréquemment rencontrés

Ils sont différents d’une personne à l’autre et dépendent de son parcours de vie et de la qualité de ses premiers attachements, de ses ressources internes, du soutien qu’elle va recevoir et de la précarité dans laquelle elle se trouve. 

En voici quelques exemples :

  • Reviviscence des événements traumatiques en permanence (rêves répétitifs, flashbacks, pensées intrusives et envahissantes…). 
  • Stratégies d’évitement (tentatives pour ne pas penser ou ressentir des éléments qui peuvent les ramener au traumatisme, déconnection de leurs émotions, déni des souffrances, volonté d’oublier, difficulté pour parler du vécu traumatique). 
  • Grande anxiété, frayeur, état d’hyper vigilance…
  • Troubles dissociatifs post-traumatiques (la dissociation est l’état de conscience modifié qui permet à une personne traumatisée de se couper de son corps pour ne pas ressentir l’insupportable). Ils peuvent devenir un mode de défense habituellement utilisé contre les intrusions psychotraumatiques pour éviter les phénomènes de reviviscence anxieuse. A l’extrême, la dissociation  peut mener à l’évanouissement, ce qu’une jeune femme Nigériane a vécu après avoir fait un cauchemar violent de son réseau. 
  • Troubles du sommeil, cauchemars
  • Plaintes somatiques :  maux de tête, mal dans tout le corps, sensations de fatigue, impressions désagréables « envie de vomir » , « sensation de chaleur », «  le cœur qui se serre avec la sensation d’étouffer »
  • Incapacité à gérer leurs émotions (colère, impulsivité)
  • Problèmes, troubles de concentration
  • Atteintes narcissiques et identitaires 

  Source: http://contrelatraite.org

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Par un arrêt en date du 28 février 2019 (Khan c. France, req. n° 12267/16), la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a une nouvelle fois condamné la France, au visa de l’article 3 de la Convention européenne, pour ne pas avoir pris en charge un mineur isolé étranger de 12 ans dans le bidonville de la Lande de Calais.

En l’espèce, la CEDH était saisie par un ressortissant afghan né en 2004 et résidant au Royaume-Uni. À la fin du mois d’août 2015, il quittait l’Afghanistan pour se rendre au Royaume-Uni. Il rejoignait Calais dans l’espoir de trouver un moyen de passer en Angleterre. Il s’était alors installé dans une cabane dans la zone sud de la Lande et était entré en contact avec des ONG, dont la « Cabane juridique ». Par une ordonnance du 2 novembre 2015, le juge des référés du tribunal administratif de Lille enjoignait au préfet du Pas-de-Calais de procéder au recensement des mineurs isolés en situation de détresse et de se rapprocher du département du Pas-de-Calais en vue de leur placement. Il lui demandait également de créer sur le site de la Lande de Calais des installations sanitaires et des commodités hygiéniques. Le 19 février 2016, une ONG saisissait le juge des enfants d’une demande de placement provisoire du requérant. Le juge des enfants désignait un administrateur ad hoc et ordonnait que le requérant soit confié provisoirement à la direction de l’enfance et de la famille de Calais à compter du 23 février 2016. Cette ordonnance n’était pas exécutée.

  Source: www.juritravail.com

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En 1848, la France abolit l’esclavage. 170 ans plus tard, l’esclavage existe toujours. Les esclaves modernes sont invisibles aux yeux de la société. Et les moyens de lutte sont encore limités. Entretien avec la présidente du comité contre l’esclavage moderne, Sylvie O’Dy.

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