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mardi, 28 avril 2015 00:00

Catherine Dolto : « Avec la GPA, nous programmons le malheur d’un enfant »

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Dans une interview, vous avez récemment déclaré qu’autoriser la GPA, « c’est faire un grand pas vers la barbarie ». Que voulez-vous dire ?

Organiser l’abandon d’un enfant pour des raisons commerciales est une pratique barbare qui va faire basculer l’humanité dans l’inconnu. La commercialisation de l’enfantement n’est pas un progrès technique, mais bien une dérive éthique. Il est troublant de constater que l’abolition de l’esclavage est unanimement reconnue comme un progrès, alors que la location du corps d’une femme ne semble pas être perçue comme une régression.

Nous avons déjà réduit les animaux à l’état de choses dans de cruels élevages industriels ; sommes-nous prêts à faire de même avec la reproduction des humains ? Il y a un lien étroit entre la manière dont une société encadre la gestation et la petite enfance et l’évolution que les enfants ainsi traités feront subir à leur cadre social. Ne pas prendre soin des nouveaux arrivants, c’est préparer la barbarie à venir.

Quels sont les risques pour l’humanité ?

De sombrer dans le chaos. À mon sens, c’est déjà le cas lorsqu’une mère porte l’enfant de son propre fils, lui-même homosexuel, comme cela s’est produit récemment en Angleterre. En effet, nos sociétés humaines sont marquées par des interdits. Celui de l’inceste est partagé par toutes. Dans le cas anglais, ce tabou a totalement sauté. Il ne faudra pas s’étonner si nos sociétés produisent de plus en plus de violence, puisque les grands interdits ont comme fonction de la canaliser.

  Source: famillechretienne.fr

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