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lundi, 07 mars 2016 00:00

Le Conseil de l'Europe et la Conférence de La Haye sont-ils en train de légaliser la GPA ?

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Le Conseil de l'Europe et la Conférence de la Haye ont décidé de se prononcer sur la GPA, pour en réglementer la pratique. Ana-Luana Stoicea-Deram y a vu une parfaite indifférence pour le sort des femmes et des enfants en tant que sujets de droits.

La GPA (gestation pour autrui) éthique serait aujourd'hui inévitable ; certains de ses promoteurs la présentent même comme souhaitable, car elle permettrait d'empêcher la GPA commerciale. Mais GPA éthique et GPA commerciale sont en fait Docteur Ethique et Mister Profit. C'est la raison pour laquelle leur réglementation conjointe ne peut se faire qu'en catimini, à très haut niveau, et avec la contribution appuyée des lobbys qui en tirent profit. C'est ce que préparent ces jours-ci la Conférence de la Haye et le Conseil de l'Europe.

Beaucoup d'Etats européens interdisent la gestation pour autrui (GPA), dont la France, comme le Sénat l'a rappelé encore récemment dans un rapport. Des Etats extra-européens qui ont pu être des destinations du tourisme procréatif, l'ont beaucoup limitée, voire prohibée (Cambodge, Népal, Thaïlande). Le Parlement européen, dans son rapport sur les droits de l'homme et la démocratie dans le monde, adopté en décembre 2015, «condamne la pratique de la gestation pour autrui qui va à l'encontre de la dignité humaine de la femme, dont le corps et les fonctions reproductives sont utilisés comme des marchandises; estime que cette pratique, par laquelle les fonctions reproductives et le corps des femmes, notamment des femmes vulnérables dans les pays en développement, sont exploités à des fins financières ou pour d'autres gains, doit être interdite et qu'elle doit être examinée en priorité dans le cadre des instruments de défense des droits de l'homme» (§115).

Cependant, en toute discrétion, deux grandes organisations internationales ont décidé de se prononcer en la matière, dans le but explicite de réglementer cette pratique ; et cela, malgré le risque d'exploitation inhérent, malgré la réalité des marchés de l'humain qu'elle a déjà générés, comme celui des enfants «sur-numéraires», vendus en Inde.

  Source: lefigaro.fr

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