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mardi, 25 octobre 2016 00:00

Ludovine de la Rochère sur la GPA : «Face à la CEDH, le silence de l'exécutif est assourdissant»

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La France avait jusqu'au 21 octobre pour faire appel de deux arrêts de la CEDH sur la retranscription des actes de naissance des enfants nés de GPA à l'étranger. Ludovine de la Rochère dénonce la passivité du gouvernement.

Le 3 octobre 2014, à la veille d'une «manif' pour tous», le Premier ministre Manuel Valls déclarait publiquement que «la GPA est (…) une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes».

Nous avions été très nombreux à saluer ces paroles. En effet, payante ou prétendument gratuite, la gestation pour autrui (GPA), ou pratique des mères porteuses, est contraire aux droits de l'Homme et indigne de l'être humain. Elle correspond même à la définition de l'esclavage donnée par la Convention de 1926: «état ou condition d'un individu sur lequel s'exercent les attributs du droit de propriété ou certains d'entre eux». Oui, la GPA consiste à utiliser la femme comme moyen de production pour acquérir son enfant, comme on le ferait de n'importe quel produit. La GPA génère un trafic international d'enfants et représente d'ores et déjà un marché estimé à plus de 4,5 milliards d'euros

Manuel Valls affirmait également que «le gouvernement exclut totalement d'autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA», et il ajoutait «il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l'étranger». Dans sa déclaration publique de 2014, le Premier ministre, mentionnant explicitement l'appui du président de la République, reconnaissait deux points essentiels: d'abord, le fait de retranscrire les actes de naissance des enfants nés à l'étranger d'une GPA à l'état civil français revient de facto à accepter la GPA. Ensuite, ces enfants - et heureusement! - ne sont pas des «petits fantômes de la République» comme le prétendait l'ex-garde des Sceaux, Christiane Taubira. Ils ont bien un acte de naissance, établi dans leur pays.

Ceux qui prétendent défendre l'intérêt de l'enfant en faisant avancer la GPA par ce biais de la reconnaissance des contrats de GPA sont des manipulateurs. D'ailleurs, de très nombreuses personnes vivant en France, sont nées à l'étranger: elles ne réclament pas la retranscription de leur acte de naissance à l'état civil français!

  Source: lefigaro.fr

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