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mercredi, 06 juin 2018 00:00

Surprise aux Etats généraux de la bioéthique : la PMA se révèle beaucoup moins consensuelle que prévu

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Au vu du rapport sur la bioéthique, la PMA est loin de faire consensus. Pourtant l’intérêt qu’elle suscite a mobilisé un quart des 250 réunions organisées dans toute la France et près de la moitié des 65.000 contributions sur Internet. Comment expliquer cette absence de consensus, plutôt inattendue ? Que révèle-t-elle ?

Bertrand Vergely : Cette nouvelle est surprenante. Sauf erreur de ma part, lors d’un récent sondage publié par France Info il était question de 75% de Françaises et de Français favorables au mariage pour tous, de 63% d’entre eux  favorables à la PMA pour les couples stériles,  les couples de femmes et les femmes seules, enfin  de 58 % favorables à la GPA pour les couples d’hommes. Or, première nouvelle, en ce qui concerne la PMA voilà que les positions adverses s’équilibrent. Les partisans de la PMA ne flirtent plus avec la barre des 60 %.

Un élément et non des moindres explique ce changement : le passage de la PMA dans le cadre du mariage pour tous à la PMA vue hors mariage pour tous. Quand le débat sur le mariage pour tous a eu lieu, le problème majeur était celui de la tolérance. Quand on était tolérant on était pour le mariage, la PMA et la GPA sans distinction, l’important alors étant d’être contre ceux qui étaient contre le mariage. De sorte, qu’au nom de la tolérance, on défendait tout, mariage, PMA GPA. Aujourd’hui le décor a changé. La PMA qui était attelée au mariage pour tous est désormais pensée pour elle-même. Ce qui modifie tout. On était dans l’idéologie, le combat pour la tolérance. Maintenant il s’agit d’être dans la réalité. Or, qu’est-ce qui apparaît quand tel est le cas ? La froideur. Une froideur glaciale. Un enfant, cela implique un père et une mère qui font naître cet enfant dans la tendresse et l’amour. Deux femmes à l’origine d’une enfant, même s’il y a de l’amour, cela sent le père absent et la solitude. En guise de père un donneur anonyme, c’est violent. Dans un monde qui tend à la déshumanisation complète des relations humaines, c’est une déshumanisation de plus, là où il serait heureux qu’il y en ait une de moins. Enfin, il y a le fait que l’enfant se fabrique non pas dans la couche nuptiale mais de façon chirurgicale à l’hôpital. Pas de père.

  Source: atlantico.fr

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