Ce site est susceptible d'enregistrer des cookies

 ScoopitTopTwitterTopFacebookTop

dimanche, 25 novembre 2018 00:00

GPA : « Moins on régule, plus on laisse de place aux dérives »

Écrit par 

Alors que le projet de loi sur l’extension de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes devrait être débattu courant 2019 au Parlement, une nouvelle question se pose : la prochaine étape est-elle d’autoriser la gestation pour autrui (GPA) ? Le sujet a suscité un débat houleux à l’Université Lyon 3, dans le cadre du festival « La Chose Publique ».

En septembre 2018, le Comité d’éthique (CCNE) rendait un avis favorable concernant l’extension de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes. En revanche, il réaffirmait l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA) en France.

Au cours du débat proposé par le festival La Chose Publique, la vision d’une GPA légale de Daniel Borrillo, juriste et sociologue du droit spécialisé en bioéthique, est venue se confronter au refus catégorique de la procédure de Marianne Durano, philosophe, rédactrice de la revue Limite et membre des Veilleurs de la Manif pour Tous. Jean-François Guérin, universitaire, praticien hospitalier et président du comité d’éthique du CHU de Lyon a tenté de porter une expertise sans prendre partie. Enfin, en qualité de « grand témoin », intervenait Sarah Levine.

Sarah Levine, mère de trois enfants nés de trois mères porteuses différentes

Sarah Levine est d’origine américaine et vit en France depuis de longues années. Elle est mère de trois enfants nés de trois mères porteuses différentes. Témoignant devant un public de tous les âges, elle raconte comment elle a pensé à la GPA après avoir perdu son utérus du fait d’un cancer de l’endomètre. Elle a évoqué les réticences initiales de son mari français et leur long cheminement :

« C’était éthiquement possible de le faire aux Etats-Unis, explique-t-elle. Mais la décision a été longue à prendre, on se posait beaucoup de questions : est-ce qu’une femme peut faire le choix éclairé d’être mère porteuse ? Est-ce que c’est un choix douloureux ? »

Sarah entre alors en correspondance avec Aimee, une sage-femme du Colorado déjà mère de deux enfants, qui se propose pour être mère porteuse. Sarah accepte, argumentant qu’Aimee « ne faisait pas ça pour l’argent et qu’elle savait déjà ce qu’était une grossesse. »

  Source: rue89lyon.fr

Découvrir la suite de l'article sur le site d'origine

CPDH-Médias

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

paypal

Information

Les informations, publications et vidéos affichées sur le site du CPDH n'engagent que leurs auteurs. Dans un souci d'informations plurielles, le CPDH les présente mais décline toute responsabilité quant à leur contenu et affirme son indépendance par rapport aux sources dont elles proviennent.