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lundi, 03 décembre 2018 00:00

Quel avenir pour les tests génétiques en France ?

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Deux chercheurs* décryptent les enjeux de la commercialisation en ligne des tests ADN et alertent sur la nécessité pour la France de garder la main sur la production et la valorisation de ces données.

* Guillaume Vogt est chargé de recherche Inserm, directeur du laboratoire Neglected Human Genetics (NHG), Centre national de recherche en génomique humaine (CNRGH-CEA) ; Henri-Corto Stoeklé est chercheur postdoctoral au laboratoire Neglected Human Genetics (NHG), Centre national de recherche en génomique humaine (CNRGH-CEA)

L’’émission «Complément d’enquête» diffusait récemment sur France 2 un reportage intitulé «ADN pour tous: miracle ou cauchemar? ADN: la foire aux tests». Il était question des enjeux que posent ces entreprises privées étrangères que sont 23andMe, Ancestry DNA ou MyHeritage, lesquelles vendent des tests génétiques via Internet. En tant que spécialistes de ce sujet, nous tenions à apporter un bref éclaircissement qui, à notre sens, n’a pas été suffisamment mis en lumière dans ce reportage, aussi didactique soit-il.

23andMe, Ancestry DNA et MyHeritage sont en réalité les initiatrices d’une chaîne de production et de valorisation de données génétiques d’un tout nouveau genre: la commercialisation en ligne d’un test génétique, sans l’intermédiaire d’un médecin, afin de produire un volume considérable de données génétiques et d’établir de nombreux échanges commerciaux avec d’autres entreprises privées et des collaborations scientifiques avec des laboratoires de recherche académique du monde entier. On parle de «marché biface».

Ce modèle économique repose sur une idée simple, et pourtant révolutionnaire: la donnée est de l’information brute transformable en de l’information utile pour les uns, et valorisable pour les autres. Par exemple, dans le cas de 23andMe, la donnée génétique «mutation BRCA 1» est transformable en une information «prédisposition au cancer du sein», utile pour le client (si la donnée génétique initiale est de qualité) et valorisable pour l’entreprise auprès d’autres entreprises ou de laboratoires.

  Source: sante.lefigaro.fr

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