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vendredi, 09 mars 2018 00:00

Sylviane Agacinski : “Le don d’organes solidaire et gratuit est la seule option pour éviter la marchandisation du corps”

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Dans un ouvrage de réflexion, la philosophe déplore l’ambiguïté d’une pratique médicale qui sauve de nombreuses vies mais crée dans le même temps une demande. Et s’oppose au “consentement présumé du défunt” voulu par la loi Caillavet. Entretien.

Connue pour ses positions anti-GPA, Sylviane Agacinski, auteure en 2013 de Corps en miettes, publie aujourd’hui un livre de réflexion sur le don d’organes, Le Tiers-Corps (éd. du Seuil). Attentive au risque éthique et à la violence sociale inhérente à la marchandisation du corps, la philosophe s’oppose aux partisans d’un marché légal des organes qui pourrait, en un sens, répondre à la pénurie et sauver plus de vies. Comment se positionner, en effet, face à cette réalité troublante : en sauvant des vies, la pratique médicale de la transplantation crée aussi une « demande » d’organes. La mort deviendrait-elle une ressource à optimiser ? « Lorsque le nombre des accidents mortels diminue, le nombre des organes “disponibles” diminue aussi. Il n’est pas faux de dire qu’on “manque de donneurs”, mais c’est presque dire, volens nolens, qu’on manque de morts », concède Sylviane Agacinski. Décryptage d’une pratique qui redéfinit les frontières entre la communauté des morts et celle des vivants, et qui pourrait promouvoir, à travers le geste du don, une « société solidaire en matière de santé ».

  Source: telerama.fr

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