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CPDH-Médias

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Nous, médecins conseils des parents de M. Vincent Lambert, disposant d’une longue expérience des personnes en état chronique de conscience altérée, tenons à réagir aux propos de ce jour de Madame le Ministre de la santé Agnès Buzyn, commentant la saisine du Comité international des droits des personnes handicapées (CIDPH) de l’ONU par les parents de M. Vincent Lambert.


Madame le ministre déclare que « Les parents de Vincent Lambert se sont retournés vers ce comité qui s'occupe des personnes handicapées, et non des personnes en état végétatif comme Vincent Lambert ».


Nous tenons à rappeler la définition du handicap : « toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. » Article L114 du Code de l'action sociale et des familles.


Les patients en état de conscience altérée ont des séquelles motrices et intellectuelles secondaires à des lésions cérébrales acquises lors d’un accident ou d’un AVC. Leur état peut rester stable, sans intervention médicale lourde, pendant de nombreuses années.
Ils sont donc bien handicapés au sens médical et juridique.
Ils ne sont ni mourants ni en fin de vie pendant toutes ces années.
Leur décès survient habituellement à l’occasion d’une complication aiguë qui peut alors faire l’objet de limitations thérapeutiques conformément à la loi Léonetti-Claeys.


Nous sommes d’autant plus étonnés des propos de notre Ministre que :
- les conditions de la prise en charge des personnes en état végétatif et paucirelationnel sont définies par une circulaire du ministère de la santé, en date du 3 mai 2002, toujours d’actualité. On compte environ 150 unités dédiées « EVC-EPR », adaptées aux singularités de leurs handicaps, généralement adossées à un service de Médecine Physique et de Réadaptation (spécialité prenant en charge les personnes handicapées), parfois un autre service de SSR. https://solidarites-sante.gouv.fr/fichiers/bo/2002/02-20/a0202031.htm
- le Ministère des Solidarités et de la Santé a accueilli le 3 octobre 2018 un colloque sur « la vie au quotidien des personnes EVC ou EPR dans les unités dédiées » avec présentation du rapport scientifique de l’université de Rouen et d’un Livre Blanc sur la prise en charge de ces patients en les présentant comme des personnes handicapées et relevant de la prise en charge du handicap dans notre pays. http://www.france-traumatisme-cranien.fr/upload/evc-epr-ud-rapport-final-scientifique-version-interactive.pdf


Nous affirmons que, comme les 1.700 autres patients français dans cette situation de handicap sévère, Monsieur Vincent LAMBERT « a droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l'accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens... » Article L114-1 du Code de l'action sociale et des familles.


Le droit à la vie, d’une façon digne, adaptée et respectueuse de sa situation, en est un.


Professeur Xavier DUCROCQ
Neurologue, chef de service de neurologie


Docteur Bernard JEANBLANC
Chef de service d’une unité de patients en état de conscience altérée


Docteur Catherine KIEFER
Médecin de Médecine Physique et de Réadaptation
Chef de service d’une unité de patients en état de conscience altérée


Docteur Edwige RICHER
Neurologue et Médecin de Médecine Physique et de Réadaptation
Ancien chef de service d’une unité de patients en état de conscience altérée
Formatrice


Professeur Hervé VESPIGNANI
Neurologue, ancien chef de service de neurologie

La procédure d'arrêt des soins de Vincent Lambert est programmée par son médecin traitant à partir de lundi. Me Madeleine Munier Apaire, l'avocate de François Lambert, assure que c'était "la volonté" qu'il "avait exprimée" avant même "son accident" en 2008.

"Tous les recours" sont désormais "épuisés", a estimé jeudi 16 mai sur franceinfo, Me Madeleine Munier-Apaire, l'avocate de François Lambert, le neveu de Vincent Lambert. Le tribunal administratif de Paris a rejeté mercredi 15 mai un recours en urgence des parents qui demandaient la suspension de la procédure d'arrêt des soins de leur fils, programmée à partir de lundi 20 mai.

"Tous les recours judiciaires ont été tentés et ils ont été très nombreux. Cette dernière décision rendue par le tribunal administratif est enfin celle qui dit : vous avez épuisé tous les recours. Et toute la procédure a été légale et suivie par le médecin. Il n'y a pas juridiquement de vice ni d'impossibilité de mettre en œuvre [l'arrêt des soins] pour que Vincent ait une fin de vie digne", a ajouté l'avocate.

  Source: www.francetvinfo.fr

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La loi dépénalisant l’euthanasie en Belgique a été votée en mai 2002. Cette loi avait vocation de créer un cadre permettant à un patient de formuler une demande d’euthanasie et à un médecin d’y accéder sous certaines conditions, sans que le médecin ne soit en position de commettre une infraction pénale.

Depuis que la Belgique a franchi cette étape, le débat sur la légalisation de l’euthanasie s’est installé en France et ailleurs en Europe. Il est même devenu en Espagne, un thème de campagne. Pourtant, fort des 17 années de recul sur les pratiques belges, de nombreux praticiens tirent la sonnette d’alarme.

Le collectif belge Euthanasie Stop, constitué de 43 personnes dont 35 docteurs et professeurs en médecine, un avocat, un magistrat honoraire, un éthicien en soins palliatifs, un rabbin, un imam et un chanoine, a décidé d’informer et de questionner.

« Ce site web se présente comme un espace d’expression publique, ouvert à tous ceux qui souhaitent faire entendre une voix discordante. »

Parmi eux, le médecin oncologue de l’Hopital Universitaire de Louvain est en première ligne sur ce débat bioéthique. Dans son ouvrage Euthanasie et Suicide Assisté, les leçons de la Belgique, un panel international d’experts examine les implications de l’euthanasie légalisée et de l’aide au suicide. Ces experts analysent de manière approfondie les données belges et questionnent « l’une des questions éthiques les plus difficiles de notre époque, en faisant appel au droit, à la philosophie et aux disciplines médicales ».

En France, le débat est tranché entre les médecins. Si en 2013, une enquête IPSOS révélait que 60 % des médecins interrogés se déclaraient globalement favorables à l’euthanasie dite « active » (laquelle suppose le geste d’un tiers qui administre à un mourant une substance létale ou la lui fournit), de nombreux n’y sont pas favorables.

Jean Leonetti, auteur de la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, et coauteur de celle de 2016, s’exprimait très clairement sur ses craintes à l’égard d’une légalisation de l’euthanasie en France, pour Le Parisien.

« Je continue à défendre l’idée que donner la mort à une personne, même à sa demande, constitue une franche rupture de fraternité et de solidarité. Ce n’est pas parce que les gens le demandent que l’on doit obligatoirement répondre à leurs attentes. »

  Source: www.infochretienne.com

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