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CPDH-Médias

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lundi, 19 août 2019 00:00

Libre de se taire

«Pas de liberté pour les ennemis de la liberté»disait le révolutionnaire français Antoine de Saint-Just. Il semblerait qu’il ait fait des disciples et que cet extrémisme soit courant aujourd’hui.

Est-ce la fin du jour? Les soit disant Lumières s’éteignent pour laisser place à une culture où le débat s’étouffe et où toute parole divergente est au mieux caricaturée sinon interdite. Nombreux sont les témoignages d’évictions ou de démissions forcées pour délit d’opinion. Quand une partie du peuple s’interroge et/ou s’oppose à certaines évolutions sociétales, c’est parce que les gouvernants n’ont pas fait preuve de suffisamment de «pédagogie» pour vendre le bien fondé de leurs réformes. Et quand l’infantilisation ne fonctionne pas, on passe à l’échelon supérieur: «Vous êtes obscurantistes, réactionnaires, contre la liberté. Vous n’avez pas droit à la parole».

  Source: www.christianismeaujourdhui.info

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Alors que les députés auditionnent ce 29 août les représentants des cultes sur le projet de loi relatif à la bioéthique, les musulmans n’ont pas envoyé de porte-parole. Quant aux protestants évangéliques, ils ne sont pas conviés.

C’est l’un des moments attendus du processus législatif sur la bioéthique. La commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi reçoit aujourd’hui les représentants des cultes. En novembre 2012, les députés avaient reçus six représentants religieux pour entendre leur position sur le mariage entre personnes de même sexe. Cette année, ils ne seront que trois : Haim Korsia, Grand rabbin de France, Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique, et François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France (FPF).

  Source: www.lavie.fr

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mardi, 23 juillet 2019 00:00

Principes éthiques non identifiés

Alors que le projet de loi déposé par le Gouvernement d’Édouard Philippe s’ouvre par ce titre : « Élargir l’accès aux technologies disponibles sans s’affranchir de nos principes éthiques », aucun principe éthique n’est affirmé en préambule ou défini dans le texte !

Le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine (CPDH) constate avec une très grande inquiétude que le Gouvernement ne justifie ni ne fonde les valeurs qui devraient le guider dans ses choix alors qu’il s’apprête à modifier le sens de l’action médicale en « élargissant l’accès à l’assistance médicale à la procréation aux couples de femmes et aux femmes seules » et en supprimant « le critère médical d’infertilité ». Par ailleurs, les conditions d’âge dans ce domaine sont nébuleuses puisqu’elles seront fixées « par décret en Conseil d’État ; elles prendront en compte les risques médicaux de la procréation liés à l’âge ainsi que l’intérêt de l’enfant à naître ». Mais peut-on encore parler « d’intérêt de l’enfant à naître », alors que la médecine sera mise au service du bouleversement de la filiation des enfants de France en privant certains de père, dès leur conception ? L’accès à l’identité du ou des parents biologiques [1] restera aléatoire pour un enfant conçu par assistance médicale à la procréation avec tiers donneur puisque l’enfant ne pourra, à sa majorité, obtenir des réponses à ses questions qu’en cas de « consentement exprès du tiers donneur à la communication de ces données et de son identité ». Quel intérêt auront certains enfants à ne jamais savoir qui ils sont et d’où ils viennent ? Quels sont donc les principes éthiques qui prévalent à de telles propositions du Gouvernement français ?

Et que dire du chapitre intitulé « Soutenir une recherche libre et responsable au service de la santé humaine » dans lequel on trouve en effet une grande liberté d’action pour les laboratoires mais aucune garantie éthique suffisante pouvant encadrer et préciser la responsabilité de ces derniers. Ainsi un « protocole de recherche sur l’embryon humain » pourra êtreautorisé [2] si la « pertinence de la recherche scientifique est établie » et que si « la recherche, fondamentale ou appliquée, s'inscrit dans une finalité médicale », cette même « finalité médicale » dont le Gouvernement a pris soin de brouiller le sens en matière d’assistance à la procréation !

Pour le CPDH, les précautions lexicales utilisées par le Gouvernement qui use de formules rassurantes prétendant « respecter des principes éthiques [3] », « agir au service de la santé », « permettre la solidarité », ne font qu’ajouter à l’inquiétude légitime qui ressort de la lecture du projet de loi relatif à la bioéthique. Dans ce texte obscur et déroutant, le Gouvernement n’a manifestement pas voulu tenir compte des avis que les Français ont exprimés, il y a un an, lors des États généraux de la bioéthique. C’est anormal, regrettable et dangereux.



[1] En cas de double don de gamètes que le projet de loi veut autoriser

[2] Article 14 du projet de loi.

[3] Non définis et qu’on devine à géométrie variable

 

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