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Avortement

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ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUINZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 30 avril 2019 demandant l’extension de la pratique de l’interruption volontaire de grossesse instrumentale aux sages-femmes, (Renvoyée à la commission des affaires sociales, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.) présentée par Mesdames et Messieurs Mathilde PANOT, Clémentine AUTAIN, Caroline FIAT, Bastien LACHAUD, Jean-Luc MÉLENCHON, Danièle OBONO, Loïc PRUD’HOMME, Adrien QUATENNENS, Jean-Hugues RATENON, Sabine RUBIN, Bénédicte TAURINE, députés.

– 2 – EXPOSÉ DES MOTIFS MESDAMES, MESSIEURS, L’égalité femmes-hommes, grande cause du quinquennat d’Emmanuel Macron, ne saurait être assurée sans protection du droit des femmes à disposer de leur corps. En France, le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) a été sécurisé par un ensemble de dispositions au cours du quinquennat précédent : gratuité totale de l’acte médical, extension du délit d’entrave à l’IVG, et possibilité pour les sages-femmes d’exercer des IVG médicamenteuses (loi de modernisation de notre système de santé, 2016). Pourtant, en ce qui concerne les IVG instrumentales pratiquées entre la huitième et la quatorzième semaine d’aménorrhée, elles peuvent uniquement être réalisées par un médecin.

  Source: www2.assemblee-nationale.fr

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Un amendement au projet de loi Santé visant à contrôler l’accès effectif à l’interruption volontaire de grossesse a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, sans débat ni proposition de prévention.

Cet amendement dispose que le gouvernement doit remettre au Parlement, dans un délai de 6 mois après la promulgation de la loi, un rapport sur «  l’accès effectif à l’interruption volontaire de grossesse et sur les difficultés d’accès rencontrées dans les territoires, y compris celles liées aux refus de pratiquer une interruption volontaire de grossesse par certains praticiens. »

En ligne de mire, la clause de conscience des professionnels de santé que certains entendent faire supprimer. En effet, des amendements avaient été déposés contre l’avis du gouvernement en commission des affaires sociales pour supprimer cette clause spécifique concernant l’acte d’avortement. Si ces amendements ont été rejetés, cette demande de rapport est une manière de revenir par la fenêtre et de mettre le corps médical sous pression de manière particulièrement injuste. 

  Source: www.alliancevita.org

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Jordan Squires, une jeune britannique de 22 ans, conseille aux femmes enceinte de demander un second avis en cas de diagnostic de trisomie 21. On lui avait dit que son bébé était atteint de cette maladie et suggéré une IVG, elle a refusé. Elle a ensuite donné naissance à un bébé non trisomique.

« La France ne devrait-elle protéger que les femmes faisant le choix d’avorter et pas les autres ? » C’est la question que soulève Adeline le Gouvello, avocate, alors que l’émission de Cyril Hanouna du  12 octobre a suscité la polémique autour de la question « pour ou contre l’IVG » et la réaction virulente de l’ex-ministre des Familles, Laurence Rossignol ou celle de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes.

Une étude réalisée en Ontario a été publiée en janvier 2018 dans le Canadian Medical Association Journal montrant un lien entre les IVG pratiquées chez une mère et sa fille.

La "Marche pour la vie", une manifestation anti-avortement, a rassemblé 1500 personnes samedi à Berne, selon ses organisateurs. Une contre-manifestation a elle attiré 800 personnes.

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