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jeudi, 10 octobre 2013 00:00

Condamnation des avortements sélectifs en raison du sexe au parlement européen Spécial

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Rapport « généricide : femmes manquantes ? »  - Mardi 8 octobre, les députés européens ont adopté à une très large majorité (567 pour, 37 contre et 54 abstentions) le rapport de Mme Papadopoulou, condamnant la pratique des avortements sélectifs en raison du sexe.

Les députés ont ainsi dénoncé les violences physiques et psychologiques que constituent les pressions familiales et/ou sociétales, qui s’exercent sur les femmes en vue de les obliger à avorter (article 5). Ils demandent en outre à la Commission et aux Etats membres d’agir de manière à favoriser l’information et le conseil des femmes sur les dangers et les séquelles de l’avortement sélectif pour la mère (articles 29 et 30) et de mettre en place une législation criminalisant la pratique d’avortements coercitifs et sélectifs en raison du sexe (articles 34 et 35). La résolution réaffirme enfin qu’aucune assistance européenne ne doit être fournie à quelque organisation, autorité ou programme, que ce soit, qui favoriserait directement ou indirectement la violation de droits humains que constituent l’avortement coercitif, la stérilisation forcée ou la détermination du sexe du foetus en vue d’un avortement ou d’un infanticide sélectif (article 41). Ce dernier article reprend le 5ème amendement, seul et unique amendement adopté par les députés européens, à une voix près ! Tous les autres amendements, rappelant la protection juridique du foetus quel que soit son sexe ou le droit à l’objection de conscience en la matière, ont été rejetés.

Commentaire du CPDH : L’adoption de ce rapport et le rejet des 4 premiers amendements montrent toute l’ambivalence des députés européens sur la question de l’avortement. Ces derniers auront d’ailleurs à se prononcer, lors de la prochaine session plénière le 22 octobre prochain, sur le rapport de la député européenne ESTRELA, rédigé en toute hâte pour contrer l’initiative citoyenne européenne « Un de nous », qui promeut l’avortement comme un droit fondamental (cf. article sur le site du CPDH). En quoi un avortement pratiqué en raison du sexe du foetus serait-il plus dangereux tant physiquement que psychologiquement pour la mère que n’importe quel avortement ? Comment soutenir qu’une meilleure prise en charge des mères (information, éducation, baisse de la pauvreté, prise en charge sanitaire...) permettrait aux femmes de faire le choix de garder leur enfant de sexe féminin malgré les pressions familiales et/ou sociétales et ne pas affirmer la même chose pour n’importe quel enfant, quel que soit son sexe ?

Source : extrait du Flash Europe du 14/10/13 (Télécharger le document)

Dernière modification le mercredi, 05 mars 2014 08:50
CPDH

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