Ce site est susceptible d'enregistrer des cookies

 ScoopitTopTwitterTopFacebookTop

lundi, 08 juin 2015 00:00

Affaire Vincent Lambert : la décision de la CEDH autorise mais n’impose pas la fin de vie

Écrit par 

La CDEH a estimé que la décision d'arrêter l'hydratation et l'alimentation de Vincent Lambert ne violerait pas l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme. En pratique, tout dépend de la décision collégiale qui sera prise au CHU de Reims.

Extrait d'une exposition photo de l'association "Les p'tites lumières" © Jean-Louis Courtinat

Le Centre Hospitalier Universitaire de Reims a annoncé son intention de consulter prochainement tous les "représentants de la famille" de Vincent Lambert, après la décision de la CEDH d'autoriser l'arrêt des soins.

Si la CDEH donne raison au Dr Eric Kariger qui, à l’issue de deux procédures collégiales successives, avait initié en avril 2013 puis à nouveau en janvier 2014 l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de ce jeune homme en état végétatif irréversible, celui-ci, épuisé, a démissionné et a été remplacé par le Dr Daniela Simon.

"La décision hier c'était la mienne, et bien évidemment elle ne s'impose à aucun professionnel de santé indépendant", indique le Dr Eric Kariger

Une nouvelle décision collégiale

Les avis sont partagés. "Il n’y a absolument pas besoin de refaire une procédure collégiale", affirme pour sa part Bruno Lorit, l’avocat de François Lambert, le neveu de Vincent Lambert, dans Le Quotidien Le Monde. "L’hôpital a l’obligation d’arrêter les soins car en droit c’est lui qui a pris cette décision", dit-il. Il assure que s’il venait à constater des "atermoiements" de la part de l’hôpital, si celui-ci ""reprenait la procédure à zéro", il en appellerait à la ministre de la santé, Marisol Touraine.

« Une nouvelle procédure collégiale est absolument nécessaire pour assurer la sécurité juridique de la décision », tranche un expert de la justice administrative pour qui, entre le recours annoncé devant le tribunal administratif et l’appel devant le Conseil d’Etat, ""on est reparti pour revivre un épisode semblable au précédent, mais où tout va se jouer en accéléré", grâce au cadre validé par la CEDH.

Il faudra aussi compter avec les recours de ses parents qui veulent continuer à se "battre". Les parents de Vincent Lambert réclament le transfert de leur fils dans une unité de soins spécialisés pour malades pauci-relationnels dans le service spécialisé de la maison de santé Bethel, près de Strasbourg, qui accueille des personnes à la conscience altérée.

Le service est dirigé par le Dr Bernard Jeanblanc, qui soutient que Vincent Lambert, comme les 1500 patients pauci-relationnels, perçoivent leur environnement extérieur. "Si on euthanasie un patient comme Vincent, quid des 1500 autres qui sont comme lui? On les élimine? Sur quels cri­tères? Parce qu'ils sont handicapés? Qu'ils ne servent à rien? Je crains beaucoup ces dérives utilitaristes, voire économiques", indique le Dr Jeanblanc dans une interview au Figaro.

  Source: actusoins.com

Découvrir la suite de l'article sur le site d'origine

CPDH-Médias

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

paypal

Information

Les informations, publications et vidéos affichées sur le site du CPDH n'engagent que leurs auteurs. Dans un souci d'informations plurielles, le CPDH les présente mais décline toute responsabilité quant à leur contenu et affirme son indépendance par rapport aux sources dont elles proviennent.