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vendredi, 05 octobre 2018 00:00

« La pornographie est l’image fausse d’un désir vrai »

Écrit par 

 Agrégé de philosophie, Martin Steffens, 41 ans, marié et père de quatre enfants, vient de publier "L’amour vrai, au seuil de l’autre" (Salvator), un essai sur l’amour, et en négatif, sur la pornographie. En disséquant ces deux notions, en les opposant, parfois même en les comparant, l’auteur démêle le vrai du faux, non pas dans une démarche morale, mais plutôt de recherche de la vérité. Il définit l’amour comme la vocation de tout homme au don de soi. Entretien.

Aleteia : Vous dites dans votre livre que la pornographie contient une part de vérité. Vous prenez l’exemple de la tapette à souris qui contient une « vraie » part de fromage pour attirer le rongeur. Quelle est cette part de vérité ?

Martin Steffens : Comme la tapette à souris, la pornographie utilise quelque chose de vrai, de beau, de fort pour nous attirer. Cette part de vérité, c’est le désir que Dieu a mis dans nos cœurs, c’est l’amour fou auquel tout homme est appelé. La pornographie nous attire et nous attrape par cette caricature de l’amour que le désir croit reconnaître. La pornographie ne marche que parce qu’elle profane quelque chose de sacré. Elle singe l’amour, en mimant le désir humain de se donner sans réserve. Si elle ne faisait pas écho à un désir inscrit au plus profond du cœur de l’homme, regarder un homme et une femme s’accoupler aurait le même effet qu’un documentaire animalier ! Or ce n’est pas le cas, il y a une attirance, une sidération, des effets destructeurs, parce qu’elle est l’image fausse d’un désir vrai : le désir de vivre avec son corps un don total.

Vous soulignez la nécessité de protéger un enfant de la pornographie. En même temps, vous écrivez très justement : « Quand un enfant pressent qu’on veut le protéger du mal, il commence à pressentir que ce mal existe. » Donc son innocence s’est déjà envolée. Alors comment le protéger ? Nous n’avons guère plus que la parole pour le protéger. Ce mal existe. Enfermer ses enfants sous une cloche de verre n’est pas une solution. Ce serait une manière de dire que le mal est partout, et de gâter ainsi leur innocence. Par la parole, par les mots, il faut faire une relecture du monde et de ce qui s’y vit de dur.

  Source: fr.aleteia.org

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