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Alors que la ministre Nathalie Loiseau et le député macroniste Aurélien Taché se sont prononcés pour une "GPA éthique", Marie-Anne Frison-Roche, professeure de droit à Sciences Po, rappelle le principe d'indisponibilité du corps humain consacré par le droit français. "La GPA éthique, ce serait comme de l'esclavage éthique", estime-t-elle.

Professeure de droit à Sciences Po Paris, Marie-Anne Frison-Roche est membre du Collectif pour le respect de la personne (CoRP), qui milite contre la pratique des mères porteuses.Elle répond à nos questions sur une éventuelle légalisation en France de la gestation pour autrui (GPA), en faveur de laquelle se sont récemment prononcés la ministre Nathalie Loiseau et le député macroniste Aurélien Taché.

Marianne : La ministre Nathalie Loiseau et le député macroniste Aurélien Taché se sont prononcés pour une « GPA éthique ». Qu’en pensez-vous ?

Marie-Anne Frison-Roche :Cette notion de« GPA éthique »ne peut pas exister en droit français. C’est le fait même que la gestation pour autrui soit « pour autrui » qui la rend contraire au droit, quelles qu’en soient les conditions. Cette pratique porterait clairement atteinte aux êtres humains que sont les femmes en les considérant comme des objets, ce qui est interdit par le droit français. Le Cour de cassation a consacré en 1991 ce principe d’indisponibilité du corps humain et le législateur a expressément interdit le recours à la GPA en 1994.

  Source: www.marianne.net

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La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a rendu son verdict concernant la GPA. Dans un avis consultatif publié ce mercredi 10 avril, elle estime que la filiation des enfants nés à l'étranger d'une gestation pour autrui (GPA)doit être reconnue pour la "mère d'intention"mais la retranscription des actes de naissance n'est pas obligatoire.

"Le droit au respect de la vie privée de l'enfant (...) requiert que le droit (...) offre une possibilité d'un lien de filiation entre l'enfant et la mère d'intention", celle qui a désiré et élevé l'enfant mais n'en a pas accouché, écrit la juridiction européenne dont l'avis, consultatif, avait étésollicité en octobre 2018 par la Cour de cassation française sur la question du statut de la "mère d'intention".

  Source: www.rtl.fr

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Publié dans Europe
vendredi, 05 avril 2019 00:00

Grand-mère porteuse

J’espérais que c’était un poisson d’avril,mais c’est une histoire vraie que je vais vous rapporter. Accrochez-vous ! Tenez bien votre bol de café. Car l’affaire est renversante. Le 25 mars aux États-Unis une petite fille est née. Souhaitons-lui de tout cœur une heureuse vie !

Dire qui est sa maman est compliqué.Car l’accouchée, qui a 61 ans, est à la fois sa grand-mère et sa mère-porteuse… Le père de la fillette, son géniteur, est le fils de cette femme. On a procédé avec son sperme à des fécondations in vitro. Sur la photo prise à la maternité, à côté du géniteur, on voit un autre homme : c’est son mari. Sa sœur a donné ses ovocytes pour concevoir l’enfant. Donc, d’un côté, une tante est la mère génitrice du bébé, et, de l’autre, une grand-mère est sa mère gestatrice. Mais l’enfant n’aura pas de maman éducatrice, seulement deux papas : génétiquement, l’un est son père, l’autre son oncle. Voilà.

Je récapitule la recette de cette folie :prélever le sperme d’un homme et 12 ovocytes à la sœur de son compagnon… Mélanger le tout. Obtenir 7 embryons. Les faire passer au test génétique. Ne garder que les 3meilleurs. En congeler deux. Mettre le troisième dans l’utérus de sa grand-mère. Attendre neuf mois. Servir aux médias. Le tour est joué. Et l’on vante un progrès pour l’humanité !

  Source: www.tugdualderville.fr

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Publié dans Famille
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