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CPDH-Médias

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« Madame Lambert, ici le cabinet de la Ministre de la santé, Madame Marisol Touraine souhaite vous parler. (…) Je suis tout de même impressionnée par le fait qu’une ministre me parle en direct et, en même temps tout me semble si surréaliste. Je comprends que l’histoire de Vincent soit devenue un enjeu politique … ». C’est par ces mots que commence le chapitre « le CHU suivra » du livre écrit par Rachel Lambert, en 2016 (« Parce que je l’aime, je veux le laisser partir »). L’épouse de M. Lambert désirait depuis plusieurs années l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de son mari, mais ce qui restera sidérant dans cette affaire familiale c’est l’ingérence de l’Etat, qu’avoue, dès 2016, Rachel Lambert. Pourquoi un tel engagement politique ? Pourquoi le double discours du gouvernement et du chef de l’Etat qui avait déclaré le 20 mai dernier que la décision de suspendre les traitements de Vincent Lambert ne lui appartenait pas et, par ailleurs, les actes de la ministre de la santé et des solidarités qui a saisi la cour de cassation pour mettre fin aux jours d’un homme qui ne lui appartient pas mais dont elle a fait « sa chose » ? Le Président avait écrit le 20 mai 2019 sur sa page Facebook : « Nous devons aujourd’hui une chose à Vincent Lambert et à sa famille : le respect de leur intimité et de leur douleur”. Ces mots qui glissaient alors dans les médias comme l’eau sur les mains de Ponce Pilate, ont désormais trouvé l’accent hypocrite qui leur manquait encore. L’Etat qui a créé de toutes pièces « l’affaire Vincent Lambert » a certes tué Vincent Lambert  mais pas « l’affaire » ! En sortant de sa neutralité, l’Etat depuis longtemps s’est discrédité.

Le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine (CPDH) exprime sa compassion aux parents de M. Vincent Lambert et à tous ceux qui se sont engagés et qui continueront à s’engager dans la défense des personnes en grave situation de handicap.

Tugdual Derville était l’invité du Carrefour de l’Info sur CNews le 1er juillet 2019, dans un débat avec François Lambert et Georges Fennech, pour évoquer la décision de la Cour de Cassation concernant Vincent Lambert du 28 juin 2019.

Verbatim issus de cette émission :

Il y a beaucoup d’amour et de souffrance des deux côtés, dans cette affaire. En 2013, au bout de 21 jours d’un arrêt d’alimentation et d’hydratation qui leur avait été caché, dissimulé, les parents ont protesté, ils se sont battus, et ils ont obtenu 10 jours plus tard par la justice le retour de cette alimentation et hydratation.Il faut comprendre leur colère ; à partir du moment où on a tenté de faire mourir Vincent Lambert, comment peuvent-ils avoir confiance dans cet établissement hospitalier ?

  Source: www.tugdualderville.fr

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Ce vendredi, la Cour de cassation a cassé la décision de la cour d'appel de Paris du 20 mai, qui « avait ordonné la reprise de l’hydratation et de l’alimentation de Vincent Lambert. L'Etat, les ministères de la Santé et des Affaires étrangères et le CHU de Reims s'étaient pourvus en cassation (cf. Affaire Vincent Lambert: le gouvernement dépose un pourvoi devant la Cour de Cassation).

La Cour de cassation ne se prononce pas sur l'autorité des mesures conservatoires de l’ONU ; elle se déclare seulement incompétente, estimant que cette question relève de la compétence du juge administratif. Les mesures conservatoires de l'ONU demeurent.

Lire également :

Vincent Lambert : l'ONU réitère sa demande de maintien de l'alimentation et de l'hydratation

Affaire Vincent Lambert : sa mère réclame le «secours» de l'ONU

  Source: www.genethique.org

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