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CPDH-Médias

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Monsieur le président de la République,

Vous portez le projet d’une loi qui autoriserait la fabrication artificielle d’enfants privés de père, par PMA avec donneur, à la demande de femmes célibataires ou vivant en couple.

Professionnels au service de l’enfance et acteurs de la société civile engagés auprès des enfants et des familles en difficulté ou concernés personnellement par le manque d’un père, nous voulons porter la voix du grand absent de ce débat : l’enfant.

Médecins, psychologues, psychanalystes, éducateurs, enseignants, infirmiers scolaires, médiateurs familiaux, responsables associatifs et humanitaires ou orphelins de père, nous sommes témoins, quotidiennement, des répercussions de l’absence ou de la défaillance du père pour de nombreux enfants et adultes, et leurs conséquences douloureuses – dramatiques dans certains cas – pour l’enfant et pour toute la société. Les personnes en situation de précarité ou d’exclusion ont bien souvent souffert du manque d’un parent ; un tiers des familles monoparentales vit sous le seuil de pauvreté.

Les Français sont profondément attachés à la figure du père : 91% considèrent que les pères ont un rôle essentiel pour les enfants, 89% que l’absence du père marque toute la vie. Pour 79% des Français, les enfants qui n’ont pas connu leur père, pour diverses raisons, sont défavorisés par rapport aux enfants qui ont connu à la fois leur mère et leur père*.

  Source: www.tugdualderville.fr

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Comme Vincent Lambert, ils sont 1500 en France, cérébro-lésés. Le Figaro publie l’histoire de trois d’entre eux. Ils vivent à la maison, avec leurs proches.

Jean-Pierre Adams, ancien international de football, 70 ans maintenant, est diagnostiqué en état végétatif depuis 1982 à la suite d’une erreur d’anesthésie intervenue pour une banale opération du genou. « Après de brefs passages à l’hôpital, d’où elle l’a exfiltré en 1983 après qu’il y a développé des escarres », Bernadette Adams a toujours gardé son mari à domicile : «Là-bas, on ne s’occupait pas de lui : il avait perdu 11 kilos quand je l’ai repris». Le footballeur pèse aujourd’hui 70 kilos. « C’est bien la preuve qu’il a de l’appétit. Alors, arrêter de le nourrir... Jamais ! ». Elle n’a pas renoncé à le voir retrouver sa lucidité : « J’ai toujours l’espoir de quelque chose. Pourquoi pas ? ». Elle lui prépare un bol mixé de fraises : « Il aime ça et il me le fait bien comprendre», explique Bernadette Adams qui craint plus que tout de mourir avant son époux.

  Source: www.genethique.org

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L’imbroglio familial, médical, juridique et politique autour de la situation de Vincent Lambert a provoqué des déclarations surprenantes de certaines autorités publiques qui incitent les Français à rédiger leurs directives anticipées « pour éviter de subir un acharnement thérapeutique ». C’est méconnaître la législation sur les droits des patients et la fin de vie, et le sens et l’utilité de ces directives anticipées.

Rédiger ses « directives anticipées » est une démarche difficile, pratiquement impossible à réussir sans explications. Un sondage Alliance Vita-IFOP a montré en 2017 qu’une immense majorité de Français (86 %) n’avait pas fait cette démarche, dont le sens peut être mal interprété. C’est la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti, qui a instauré la possibilité pour toute personne majeure de rédiger ses « directives anticipées » tout en confirmant et précisant la possibilité, instaurée par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades, de désigner une « personne de confiance », tout cela en prévision de situations où elle ne serait plus en mesure de s’exprimer. La révision de la nouvelle loi du 2 février 2016, « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie », dite Claeys-Leonetti, a rendu ces directives « contraignantes », c’est-à-dire non plus seulement indicatives, mais pas non plus opposables, ce qui aurait été absurde : un patient peut-il devenir le prescripteur, par anticipation, de ses traitements, et son médecin un exécuteur de ses prescriptions anticipées ?

  Source: fr.aleteia.org

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